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Jeudi 20 novembre 2008Je sais que Dieu n'est pas une femme, car une femme n'aurait jamais créé l'homme avec tant d'imperfections ! Jill Considine Mais finalement, qu'un homme serait triste et ennuyeux s'il était lisse comme une affiche... Mardi 18 novembre 2008Il est deux Amitiés comme il est deux Amours. L'une ressemble à l'imprudence ; Faite pour l'âge heureux dont elle a l'ignorance, C'est une enfant qui rit toujours. Bruyante, naïve, légère, Elle éclate en transports joyeux. Aux préjugés du monde indocile, étrangère, Elle confond les rangs et folâtre avec eux. L'instinct du coeur est sa science, Et son guide est la confiance. L'enfance ne sait point haïr ; Elle ignore qu'on peut trahir. Si l'ennui dans ses yeux (on l'éprouve à tout âge) Fait rouler quelques pleurs, L'Amitié les arrête, et couvre ce nuage D'un nuage de fleurs. On la voit s'élancer près de l'enfant qu'elle aime, Caresser la douleur sans la comprendre encor, Lui jeter des bouquets moins riants qu'elle-même, L'obliger à la fuite et reprendre l'essor. C'est elle, ô ma première amie ! Dont la chaîne s'étend pour nous unir toujours. Elle embellit par toi l'aurore de ma vie, Elle en doit embellir encor les derniers jours. Oh ! que son empire est aimable ! Qu'il répand un charme ineffable Sur la jeunesse et l'avenir, Ce doux reflet du souvenir ! Ce rêve pur de notre enfance En a prolongé l'innocence ; L'Amour, le temps, l'absence, le malheur, Semblent le respecter dans le fond de mon coeur. Il traverse avec nous la saison des orages, Comme un rayon du ciel qui nous guide et nous luit : C'est, ma chère, un jour sans nuages Qui prépare une douce nuit. L'autre Amitié, plus grave, plus austère, Se donne avec lenteur, choisit avec mystère ; Elle observe en silence et craint de s'avancer ; Elle écarte les fleurs, de peur de s'y blesser. Choisissant la raison pour conseil et pour guide, Elle voit par ses yeux et marche sur ses pas : Son abord est craintif, son regard est timide ; Elle attend, et ne prévient pas. "Les deux amitiés", Elégies, Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) Lundi 17 novembre 20083, 4… Un peu sucré Un peu salé Un peu sur toi Un zeste de moi Un peu plus zen Un peu larsen Un peu tout le monde Pour peu que l’on sème Nos rires nos peurs Dans l’air du temps C’est sans douleur Des chants pas méchants Un qui nous plait Un qu’on oublie Un qui nous fait Chanter Et souffler dans les airs Des bulles d’amour FM air Chanter Ce qu’on a sur le cœur Le cœur est un maître chanteur Il court il court Ce cœur qui bat Il me fait dire N’importe quoi Un jour c’est oui Un jour c’est non Chanson d’ami Meilleurs ennemis Parait que c’est vrai Parait que j’invente Je suis un homme Un ange si ça me chante Et ça fait mal Et ça fait rien Ça fait du bien Chanter Et souffler dans les airs Des bulles d’amour FM air Chanter Ce qu’on a sur le cœur Le cœur est un maître chanteur Variet’ ou pop Au top ou pas On dira tout Tout ce qu’on voudra Que j’suis bobo Que j’suis baba Alors autant Chanter FM Air, Zazie 17.11.08 à 18h28 |
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Vendredi 14 novembre 2008A l'heure où le Tout-Paris se précipite aux expositions consacrées à Picasso, petite promenade vers Beaubourg et l'exposition dédiée au futurisme à l'occasion du centenaire du Manifeste du futurisme du poète italien Filippo Tommaso. L'idée du Centre Pompidou était de "rendre compte de son impact sur l'avant-garde française, de son dialogue avec le cubisme". Un voyage intéressant dans un univers souvent méconnu... La danse du "pan-pan" au Monico, Gino Severini, 1909-1911/1959-1960 La révolte, Luigi Russolo, 1911 Un monde lié à une véritable conception de l'art qui se voulait opposée aux conceptions artistiques de l'époque, qui était désireuse d'aller plus loin. Ainsi les futuristes n'ont-ils eu de cesse de produire des manifestes et des textes dont on peut trouver des extraits tout au long du parcours de l'exposition : une manière ludique de s'approprier ces idées méconnues... Et parmi ces auteurs se trouvait une artiste du nom de Valentine de Saint-Point qui aurait pu être qualifiée de féministe si elle n'était allée à l'encontre des idéaux du féminisme de l'époque. Mais je ne résiste pas à l'envie de vous en proposer un petit extrait : "Moi, femme que vous dépréciez tant, je suis d'accord avec vous Futuristes, sur bien des points. Je suis aussi pour la guerre et les idées fortes qui tuent, je hais la morale et le féminisme socialisants. Le problème, Marinetti, c'est que la société contraint les femmes à se transformer d'êtres supérieurs en personnages languissants et sentimentaux que je déteste autant que vous, tout comme je déteste ces rôles d'ouvrières anonymes que les féministes tiennent tant à promouvoir." "Assez des femmes, pieuvres des foyers, dont les tentacules épuisent le sang des hommes et anémient les enfants ; des femmes bestialement amoureuses qui, du Désir, épuisent jusqu'à la force de se renouveler ! La femme n'est pas sage, n'est pas pacifiste, n'est pas bonne." Caro, si tu me lis... Jeudi 13 novembre 2008Mercredi 12 novembre 2008J'aime les gens qui doutent Les gens qui trop écoutent Leur coeur se balancer J'aime les gens qui disent Et qui se contredisent Et sans se dénoncer J'aime les gens qui tremblent Que parfois ils ne semblent Capables de juger J'aime les gens qui passent Moitié dans leurs godasses Et moitié à côté J'aime leur petite chanson Même s'ils passent pour des cons… J'aime ceux qui paniquent Ceux qui sont pas logiques Enfin, pas comme il faut, Ceux qui avec leurs chaînes Pour pas que ça nous gêne Font un bruit de grelot Ceux qui n'auront pas honte De n'être au bout du compte Que des ratés du coeur Pour n'avoir pas su dire Délivrez-nous du pire Et gardez le meilleur J'aime leur petite chanson Même s'ils passent pour des cons… J'aime les gens qui n'osent S'approprier les choses Encore moins les gens Ceux qui veulent bien n'être Qu'une simple fenêtre Pour les yeux des enfants Ceux qui sans oriflamme Les daltoniens de l'âme Ignorent les couleurs Ceux qui sont assez poires Pour que jamais l'Histoire Leur rende les honneurs J'aime leur petite chanson Même s'ils passent pour des cons… J'aime les gens qui doutent Et voudraient qu'on leur foute La paix de temps en temps Et qu'on ne les malmène Jamais quand ils promènent Leurs automnes aux printemps Qu'on leur dise que l'âme Fait de plus belles flammes Que tous ces tristes culs Et qu'on les remercient Qu'on leur dise, on leur crie Merci d'avoir vécu Merci pour la tendresse Et tant pis pour vos fesses Qui ont fait ce qu'elles ont pu… J'aime les gens qui doutent (Anne Sylvestre, 1977), mais il y a une chose dont je ne doute pas... |
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